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Les idées reçues quand on fait une thérapie

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6 idées reçues quand on fait une thérapie

Avant d'entamer une thérapie, on a forcément des aprioris. Je vous liste les plus communes pour vous éviter de tomber dans le piège. Car oui, elles peuvent être des pièges dans certains cas.


1. Une thérapie c'est long :

Cette idée reçue provient de l'héritage psychanalytique. En France, depuis le 20ème siècle, la psychanalyse fut la discipline thérapeutique la plus populaire jusque dans les hôpitaux. Elle repose sur l'analyse personnelle du patient durant la séance tout en étant accompagnée du psychanalyste qui l'écoute. Elle est idéale pour chercher le pourquoi du problème mais n'est pas dirigée vers l'action comme dans les coaching. Partant de là, elle peut s'étendre sur des dizaines de séances et sur plusieurs années, voire toute une vie.

Par exemple, les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) que je pratique font au contraire parties des thérapies brêves et sont orientées vers l'action. Et par expérience, 9 consultations sur 10 ne s'étendent pas au-delà de 5. Ceci réfute l'idée qu'une thérapie c'est long puisque tout dépend de celle qu'on choisit.

2. Il faut que je connaisse bien le problème avant pour bien l'expliquer au thérapeute :

Certains patients pensent qu'en me donnant toute leur analyse et les détails de leur problème, ils vont m'aider à mieux le comprendre. En vérité, ils me noient d'informations. Et je comprends que leur intention est de m'aider en faisant cela, car quand un problème est persistant et qu'on s'est investi à l'étudier, on veut s'en débarrasser rapidement.

Rassurez-vous, à force d'expérience, le praticien sait cerner le nœud du problème en quelques minutes (il m'arrive même de le comprendre dès le non-verbal dans certains cas !). Votre aide doit donc laisser l'espace à l'écoute et l'échange serein.

3. Le problème existe mais une thérapie peut attendre :

C'est l'idée la plus contre-productive qu'on puisse avoir. Je vous le dis par expérience car combien de couples je vois arriver en séance avec un problème qu'ils trainent depuis plusieurs années et qui une fois au cabinet va demander plus de travail à le résoudre que si nous l'avions commencé dès les premiers temps ! Il en va de même pour les consultations en individuels ; certaines personnes développent l'idée que comme leur problème est là depuis longtemps, la thérapie sera nécessairement longue et que si ça avance trop vite, ce n'est pas normal !

Mon conseil est le suivant : dès que vous voyez un problème se répéter de façon récurrente, que vous le repousser parce que vous ne trouvez pas de solution, et que vous savez que ce problème risque de vous freiner à l'avenir, laissez votre ego de côté et consultez.

4. Le thérapeute va me juger :

Il existe deux raisons pour lesquelles un humain peut vous juger (et c'est pareil pour vous) :

La première est que ce qu'il voit, entend ou vit est inconnu. Il doit alors trouver une explication familière sur le "phénomène nouveau" auquel il est confronté.

La deuxième est que ça l'amuse.

À votre avis, dans laquelle de ces deux raisons se trouve votre thérapeute ? S'il est bienveillant (et il est censé l'être !), il jugera votre problème et non votre personne avec sagesse ; selon la formation qu'il a reçu et l'expérience qu'il a acquis.

5. Si je dis que je consulte, c'est mal vu :

Cette dernière idée reçue commence a dater puisque la nouvelle génération libère considérablement la parole sur le sujet des psychothérapies. Cependant, l'apriori persiste encore chez certains.

Si vous ne consultez pas à cause du regard des autres, c'est que vous êtes prêt(e) à faire passer votre bien-être après celui des autres. Donc mon conseil est que rien ne vous oblige à dire que vous faites une thérapie mais les personnes qui en font sont bien plus nombreuses qu'on ne le pense et en parlent peu, c'est pour cela que vous avez l'impression d'être le / la seule.


6. La thérapie va tout changer :

Je le dis parce que j'ai moi-même longtemps penser comme ça en tant que patient lorsque j'étais étudiant, jusqu'à l'âge adulte. Non seulement je faisais peser une attente et responsabilité lourde sur les épaules du thérapeute, mais en plus j'étais déçu et je ne revenais pas.

Étant moi-même thérapeute depuis, je sais qu'un accompagnement thérapeutique va changer les choses dans une vie, mais pas "tout" : Le problème peut encore exister, mais grâce aux séances il est géré de telle manière qu'il n'en n'est plus un.


Conclusion :

J'ai manqué peut-être certaines idées reçues mais ce fut déjà un bon panel. Si cet article vous a donné envie de franchir le pas, contactez-moi sur ce site.